Sables - Annexe 4
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Limites granulométriques entre sables et limons et entre sables et graviers
Limites entre les fractions granulométriques « sables » et « limons »
Pendant longtemps la notion de limons, en tant que fractions granulométriques de dimensions intermédiaires entre « argiles » et « sables », est demeurée inconnue. Faute de mieux il était fait mention de « sables très fins ». (Voir annexe 4.
Dans les « Conclusions de la 1ère Commission de l’Association internationale de sciences du Sol, Rothamsted, 1926[1]», il est précisé ceci :
« La fraction de 0,002 mm à 0,02 mm correspond au limon[2]. Elle est définie par un temps de sédimentation de 7,5 minutes pour 10 cm de hauteur ; on la sépare, comme plus haut, en répétant l’opération jusqu’à clarification totale du liquide surnageant au bout du temps imposé. Le résidu sableux est recueilli dans une capsule de porcelaine ; il représente le sable fin de 0,02 mm à 0,2 mm et le sable grossier de 0,2 mm à 2 mm. On décante l’eau ; on sèche au bain de sable, on détermine le poids P de la masse en effectuant ensuite un tamisage sur un petit tamis à fils métalliques comportant 40 fils au centimètre. Ce tamis laisse passer les particules qui ont moins de 0,2 mm.
« Éléments constitutifs du sol. Le sol est constitué par 4 éléments : le sable, l’argile, le calcaire et la matière organique » (Demolon & Leroux, 1933 : 10). Le limon est oublié (il est pourtant cité plus loin, notamment à la page 69).
« On donne le nom de « sable » aux éléments les plus grossiers de la terre végétale, à ceux qui se sédimentent rapidement quand on délaye dans une grande quantité d’eau un peu de cette terre décalcifiée… Le sable est l’élément le plus abondant de la plupart des sols . Il joue un rôle physique important en divisant les éléments fins, rendant ainsi les sols perméables et meubles » (Demolon & Leroux, 1933 : 51).
La limite de dimensions utilisée pour séparer limons et sables est fixée désormais à 50 micromètres (0,05 mm) car il a été démontré qu’elle était la plus satisfaisante pour obtenir un classement rationnel des textures (Malterre & Alabert, 1963). Cette dimension limite est reconnue par la plupart des pays (Richer-de-Forges et al., 2008).
Limites entre les fractions granulométriques « sables » et « graviers »
Dans le passé et encore aujourd’hui, on ne distingue pas toujours clairement entre « sables » (particules comprises entre 50 µm et 2 mm) et « graviers » (éléments dont les dimensions sont comprises entre 2 et 20 mm) ni entre « sablières » vs « gravières ».
Ce seuil de dimensions des particules fixé à 2 mm pour distinguer sables et graviers n’a pas été choisi au hasard. En effet, selon Pédro (2018), « Les deux dimensions les plus significatives sont : 2 mm, taille en dessous de laquelle tout système meuble devient cohérent au contact de l’eau et 2 µm, limite en dessous de laquelle les particules sont susceptibles de prendre un état dispersé ».
Notes
Références citées
- Demolon A., Leroux D., 1933. Guide pour l’étude expérimentale du sol. Gauthier-Villars, Paris, 214 p.
- Duhamel du Monceau H.L., 1762. Éléments d’agriculture. T. 1, 499 p. Chapitre VII. De la Terre.
Texte intégral sur Gallica.
- Malterre H., Alabert M., 1963. Nouvelles observations au sujet d’un mode rationnel de classement des textures des sols et des roches meubles - pratique de l’interprétation des analyses physiques. Bull. AFES, 2 : 76-84.
- Pédro G., 2018. Les couvertures superficielles des espaces continentaux de la Terre. Regards sur les inégalités territoriales naturelles de la Planète. Association Française pour l’Étude du Sol, 192 p.
- Richer-de-Forges A.C., Feller C., Jamagne M., Arrouays D., 2008. Perdus dans le triangle des textures. Étude et Gestion des Sols, 15, 2, pp. 97-111. Texte intégral sur le site de l’AFES.
