Les prairies de 1945 à aujourd’hui : de la production de fourrages à la fourniture de services à la société - Annexe 1
| Cette annexe se rapporte à l'article Les prairies de 1945 à aujourd’hui : de la production de fourrages à la fourniture de services à la société. |
Définition de différents types de prairies
Les prairies artificielles sont des surfaces de moins de cinq ans, semées quasi exclusivement en légumineuses fourragères.
Les prairies permanentes sont composées majoritairement d’espèces pérennes ou natives dans un écosystème géré sur du long terme. Parmi les prairies permanentes on distingue les prairies semi-naturelles (les plus diversifiées), implantées depuis plus de 10 ans, et des prairies plus récentes, de 5 à 10 ans, ou conduites de façon plus intensive. Elles sont composées de graminées, légumineuses et autres dicotylédones appelées en agronomie « diverses ». Les proportions de graminées, légumineuses et autres dicotylédones varient selon les prairies.
Différents termes désignent les prairies permanentes selon les usages qu’en font les éleveurs. Les parcs, les pâtures ou les pâturages renvoient aux surfaces uniquement pâturées (parc désignant généralement une prairie entourée de clôtures), alors que les prés ou les prés de fauche désignent généralement les parcelles uniquement fauchées.
En France, plus de la moitié (56 %) des prairies sont uniquement pâturées, 8 % uniquement fauchées et 36 % d’usage mixte. Ces termes correspondent bien à l’usage et non à la nature de la prairie puisqu’ils peuvent s’appliquer aussi aux prairies temporaires.
Parmi les surfaces pâturées, certaines ont un statut particulier : les estives et les alpages se définissent par rapport à l’altitude et à la fonction d’alimentation au pâturage des animaux pendant une période estivale parfois limitée (généralement entre deux et cinq mois). Les parcours[1] désignent des surfaces généralement rencontrées dans des conditions pédoclimatiques séchantes (cas typique du sud du Massif central), où la faible quantité d’herbe produite par hectare est compensée par une grande surface offerte aux animaux, et mobilisant le plus souvent un mode de pâturage itinérant. Contrairement aux estives, alpages et parcours, les landes se retrouvent partout, dans des situations très variées de plaine ou de montagne, et sont caractérisées par la coexistence d’une strate herbacée et d’arbustes (bruyères, genêts, myrtilles, buis, ajoncs...). Elles sont souvent les témoins d’une dynamique actuelle de fermeture, puisque le développement de ligneux traduit un taux de prélèvement faible ne permettant pas de maîtriser la dynamique naturelle de la végétation (complexification de la structure des couverts, apparition d’une nouvelle forme de vie basée sur une stratégie très conservatrice des organes).
Notes
- ↑ Le mot parcours avait autrefois un sens juridique et non technique ou écologique. Il s’agissait d’un droit autorisant les habitants d’un village à envoyer pâturer leur bétail sur le finage d’un autre village.